#AspirationsFéminines - Adalaïs Choy, étudiante-entrepreneuse à l'école du Louvre

#AspirationsFéminines - Adalaïs Choy, étudiante-entrepreneuse à l'école du Louvre

Pourquoi Adalaïs nous inspire ? 

Elle est de ses entrepreneurs qui trace leur chemin en fonction de leurs idéaux, tout en respectant ce qui l’entoure. Surtout, elle modernise la culture pour la rendre accessible.

Découvrez-la ! 

Que fais-tu dans la vie ?

Plein de choses !

Je suis étudiante à l’école du Louvre en 3ème année, en spécialité Histoire de l’art et archéologie des mondes copte, paléochrétien et byzantin. En parallèle je fais un double parcours Essec dans le cadre d’un partenariat avec l’école du Louvre. Je suis aussi co-fondatrice de Covoiture-art.com depuis 2014, au sein de laquelle j’assure plus particulièrement les casquettes de responsable de la communication et des partenariats, tout en développant notre porte-feuille client. Mais bien sûr, dans une start-up, il faut savoir tout faire ! Enfin, je suis présidente de la Junior-entreprise de l’Ecole du Louvre : Ecole du Louvre Junior conseil.

Est-ce que j’ai le temps même de faire autre chose dans la vie ? Ça me semble déjà pas mal, non ?  Bien sûr, quand j’ai le temps, je profite de la vie avec mes ami(e)s, ma famille, mon compagnon etc.

J’ai évolué dans des univers très différents avant d’en arriver là ! Avant l’Ecole du Louvre, j’ai fait hypokhâgne et khâgne en spécialité histoire de l’art, puis 3 ans à l’ICART dans le commerce de l’art et de la médiation culturelle. A la fin de cette troisième année de bachelor, j’ai rencontré mon associé Thibault dans un covoiturage (oui, c’est une histoire vraie) et nous avons décidé de lancer Covoiture-art ! Lui, juriste avec une idée de création d’entreprise, cherchait quelqu’un dans la culture pour l’accompagner dans son projet : le hasard a bien fait les choses !

Nous partons d’un double constat : le covoiturage est en vogue pour toutes les raisons que l’on connaît (économique, écologique, pratique, permettant de faire des rencontres) et d’un autre côté il y a énormément de lieux culturels en France qui sont difficiles d’accès si l’on n’a pas de voiture. En souhaitant résoudre ce problème, nous avons créé la première plateforme de covoiturage culturel. Cette dernière proposait plus de 1500 lieux et plus de 100 partenariats avec par exemple le Centre des Monumnets Nationaux, le Domaine de Vaux-le-Vicomte, le festival d’Avignon etc. 

Qu’est ce qui t’inspire au quotidien ?

Les gens avant tout. Je trouve qu’il a beaucoup de personnes qui essayent de faire changer le monde à leur échelle. Si chacun y met du sien, nous pouvons faire quelque chose ! Dans le domaine de la culture par exemple, des startups réalisent des numérisations du patrimoine détruit par la guerre (citons par exemple le travail fabuleux d’icOnem). Des initiatives, des solutions modernes et innovantes pour sauvegarder ce qui n’existent plus, je trouve ça fabuleux !

J’essaye de m’inspirer aussi des gens qui font du « don de soi », les médecins ou les personnes qui travaillent au sein d’associations. Quand je vois la misère autour de moi je me dis que tout va bien, on ne va pas se plaindre !

Et puis enfin, c’est aussi et surtout les rencontres qui sont inspirantes ! On ne sait jamais ce qui peut se passer, où cela peut nous mener, et les synergies qui se feront grâce à celles-ci. Tiens, par exemple, notre rencontre nous mènera peut-être sur un chemin génial !

 

Quelles sont tes valeurs ?

Le « non-renoncement ». Je ne sais pas si ce mot existe, mais peu importe. Je m’explique, j’ai eu une vie parfois mouvementée, avec des épreuves compliquées à traverser, grâce auxquelles j’ai appris à ne pas renoncer et essayer de ne pas trop me plaindre.

J’ai aussi envie d’être fidèle aux gens, aux amis, aux personnes qui comptent sur moi. Par exemple pour la junior-entreprise, je me suis engagée à la promouvoir, et malgré toutes mes révisions et autres je n’abandonnerai pas mon équipe qui réalise un travail formidable. J’essaye d’être le plus possible en « positive attitude ». (Ok, c’est une chanson de Lorie mais qu’importe, le message reste important !)

 

Tu pourrais nous décrire ta journée type ?

Les journées ne sont jamais les mêmes ! Aujourd’hui par exemple, ce matin j’ai eu un rendez-vous client de deux heures pour la Junior, avec une personne rencontré au préalable dans un salon d’art contemporain. Ensuite j’ai révisé mes cours, puisque les partiels approchent... Ce soir j’ai eu un rendez-vous avec Antoine Roland (entreprise Correspondances Digitales), qui œuvre dans la transformation digitale de la culture. Dans le métro, je passe mon temps sur Slack, Linkedin, Mail et Twitter, et quand je rentre parfois à pieds, j’en profite pour passer mes appels ! Après, je vais me mettre sur mon ordinateur, et répondre à tous mes messages…

Je vais manger un petit peu tout de même et parler un peu avec mon compagnon, (« Le pauvre, j’essaye de ne pas trop le délaisser », rire). Je suis tout le temps multi-task et j’ai souvent le cerveau en ébullition. J’aimerais avoir le luxe de m’ennuyer, car il a été prouvé que parfois s’ennuyer est bon pour la santé mentale : mais pour l’instant, je n’ai pas le temps !

Dans cette journée, il y a quand même des éclats de rire, je suis le bout en train de la bande en général.

 

Quel est ton objectif de vie ? 

J’aimerais avoir la chance de m’éclater dans ce que je fais et en étant qui je suis, et d’être heureuse. Aussi, j’aimerais avoir la chance de pouvoir gagner financièrement ma vie. Juste de quoi vivre agréablement pour moi, ma future famille et ma mère, qui m’a beaucoup donné : j’aimerais bien lui rendre la pareille.

J’espère continuer à rencontrer des gens positifs et ne pas attendre que la vie se passe sans en profiter. J’aimerais plus tard être comme ces « wonder women » qie j’admire : tirées à quatre épingles, épanouies professionnellement et qui sont des supers mamans le soir et les week-ends. Mais parfois je me dis aussi qu’on en demande trop aux femmes, qui doivent être SUPER partout. Certains rétorqueront que nous avons voulu l’égalité de la femme… Oui, mais nous avons aussi le droit de ne pas être parfaite, d’échouer, de se tromper. L’égalité c’est aussi ça.

 

Comment trouves-tu ton équilibre dans la vie ?

Je ne sais pas si j’en ai un. C’est peu être ça mon équilibre, c’est de ne pas en avoir un ! (rires). J’ai l’impression, j’ai parfois cette sensation étrange que « tout est écrit ». Même si je pense m’être donné les moyens de réussir, j’ai parfois l’impression que toute ma vie est une succession d’heureux hasard, ou pas, et qui font que je suis ce que je suis, aujourd’hui. D’ailleurs, comment décrire une personne ? Ce n’est pas juste un travail, une photo, un CV… Une personnalité se crée en fonction de ce qu’elle a vécu, et je ne déroge pas à la règle. Tout ce que j’ai vécu m’a amené jusqu’ici. Ainsi, je n’ai pas d’équilibre en tant que tel, mais je pourrais dire que si je tiens la route, c’est grâce à ce que je suis devenue.

Plus tard, j’aimerais travailler dans le management culturel, ou le mécénant d’entreprise, avoir un pied entre l’art et le business, la finance.

Quel est ton motto ?

Je préfère citer des grands auteurs qui sont beaucoup plus talentueux que moi pour écrire des belles choses, deux citations de Sénèque :

« La vie heureuse, c'est une âme libre, élevée, intrépide et inébranlable. »

« La vie ressemble à un conte : ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. »

Dans la vie tout est à prendre.

 

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